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Les vertus médicales du Cannabis

De nombreuses études se sont penchées sur l’efficacité du cannabis thérapeutique et de ses composés, dont le THC.

1. Le cannabis préviendrait les crises d’épilepsie

Une étude de 2003 sur des rats a montré que le cannabis pouvait prévenir les crises d’épilepsie. Des composés du cannabis seraient anti-convulsifs.

2. Le cannabis stimule l’appétit

En France, le dronabinol est un médicament autorisé pour lutter contre les anorexies liées au Sida. Le dronabinol contient du delta-9-tétrahydrocannabinol (THC), un psychotrope du cannabis. La molécule se fixe sur un récepteur cannabinoïde, ce qui augmente l’appétit.

3. Du cannabis contre les effets secondaires des chimiothérapies

Le même médicament (le dronabinol) est prescrit en France pour limiter des effets secondaires des traitements anticancers, à savoir les nausées et vomissements liés aux chimiothérapies. Le THC diminue les vomissements en se liant aux récepteurs cannabinoïdes de type CB1.

Le cannabinol (CBN) est une molécule psychoactive présente dans le cannabis, tout comme le THC ou le cannabidiol (CBD).

4. Le cannabis serait utile contre la dépression

D’après une étude de 2015 de l’université de Buffalo, des composés présents dans le cannabis pourraient aider à stabiliser l’humeur et lutter contre la dépression.

5. Du cannabis pour lutter contre les douleurs chroniques

En janvier 2017, l’académie nationale de sciences, d’ingénierie et de médecine des États-Unis a publié un rapport sur les utilisations thérapeutiques du cannabis. Pour les auteurs, il existe des preuves substantielles de l’efficacité du cannabis médical pour traiter les douleurs chroniques de l’adulte.

6. Du cannabis contre les tremblements de la maladie de Parkinson

Une recherche israélienne a montré que le cannabis réduit la douleur et les tremblements de patients souffrant de la maladie de Parkinson. Ruth Djaldetti, de l’université de Tel Aviv, a expliqué dans Medpage Today : « Je recommanderais l’utilisation de la marijuana à mes patients en dernier recours, si rien d’autre ne fonctionnait pour eux ou s’ils avaient de la douleur ».

7. Le cannabis limiterait la progression de la maladie d’Alzheimer

Une étude de l’institut de recherche Scripps a suggéré que le cannabis réduisait la progression de la maladie d’Alzheimer. En effet, le THC, présent dans le cannabis, limiterait la formation des plaques amyloïdes dans le cerveau en inhibant une enzyme responsable de leur formation. Ces plaques amyloïdes sont liées aux symptômes des patients et à la destruction de neurones.

8. Le cannabis, efficace contre les douleurs de la sclérose en plaques ?

Le cannabis soulagerait les douleurs liées à la sclérose en plaques (SEP). Une recherche parue en 2012 a étudié 30 patients qui souffraient de contractions musculaires douloureuses liées à la SEP. Alors que ces personnes ne répondaient pas à d’autres traitements, leur douleur a été soulagée avec du cannabis. Le cannabis réduirait la spasticité musculaire dans la SEP.

9. Le cannabis serait utile contre le glaucome

Le cannabis permettrait de réduire la pression intraoculaire dans les cas de glaucome. Dans un petit essai clinique, deux heures après l’administration de composés du cannabis par voie buccale, la pression intraoculaire avait baissé.

10. Le cannabis aurait des propriétés anticancers

Le cannabidiol (CBD) limiterait la progression du cancer en inhibant l’expression du gène Id-1 dans des cellules du cancer du sein. Après un traitement au cannabidiol, ces cellules cancéreuses semblaient moins agressives (recherche parue en 2007).

  • Le cannabis contient différentes molécules psychoactives comme le THC, le cannabidiol, le cannabinol…
  • Le cannabis thérapeutique ou médical est autorisé dans de plus en plus de pays.
  • Les propriétés antidouleur du cannabis ont été démontrées, ainsi que sa capacité à stimuler l’appétit ou à réduire les effets secondaires liés aux chimiothérapies.
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Les Vertus bien-être du Griffonia

Originaire d’Afrique de l’Ouest et utilisée depuis toujours par les populations locales en médecine traditionnelle, cette plante médicinale est appréciée pour ses vertus anxiolytiques, régulatrices de l’humeur et du sommeil ainsi que pour aider dans le cadre d’un régime amincissant.

Sa richesse en 5-HTP, un acide aminé intervenant in vivo dans la sécrétion de la sérotonine, fait de celle-ci, en phytothérapie, une bonne alternative aux antidépresseurs et autres neuroleptiques de synthèse.

Propriétés médicinales du griffonia

UTILISATION INTERNE

  • Troubles du comportement : dépression, anxiété, angoisse, agressivité, perte d’estime de soi.
  • Troubles du sommeil : insomnie, sommeil agité, difficulté d’endormissement.
  • Troubles de l’appétit : boulimie, obésité. Troubles de la coordination : ataxie cérébrale.
  • Syndromes douloureux : céphalées, fribomyalgie, règles douloureuses.
  • État général : prévention du vieillissement, tonicité (action antioxydante)

UTILISATION EXTERNE

Dermatoses, plaies de la peau, inflammation cutanée, brûlures (usage en médecine traditionnelle africaine).

INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES USUELLES

Dépression, angoisse, insomnie, boulimie, céphalées, troubles du comportement, détente musculaire

AUTRES INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES DÉMONTRÉES

Toutes pathologies et/ou symptômes pour lesquels une régulation ou une meilleure concentration d’une sérotonine sanguine carencée sont nécessaires.

Prévention des troubles de l’humeur. Traitement substitutif dans des cas d’addictions à certains antidépresseurs IRS.

Traitement de l’ anémie falciforme(présence d’un principe actif, le lithospermoside).

Lutte contre l’oxydation cellulaire et le vieillissement.

Constipation, paresse intestinale, impuissance masculine (en médecine traditionnelle africaine).

Histoire de l’utilisation du griffonia en phytothérapie

Les populations de l’Afrique de l’Ouest, en particulier au Ghana et en Côte d’Ivoire, connaissent bien cette plante riche en vertus curatives et, depuis toujours, leurs médecins traditionnels ont su l’utiliser pour traiter une kyrielle de pathologies, mais aussi en qualité de fortifiant.

Il faudra attendre les années 1980 pour que les scientifiques s’intéressent au griffonia. Ce fut la constatation de son efficacité pour traiter les troubles de l’humeur qui permit à la recherche de s’orienter vers la mise en avant de son principe actif, un acide animé dénommé 5-HTP, en forte concentration et qui est un précurseur naturel de sérotonine, un neurotransmetteur essentiel sécrété par le cerveau et intervenant, entre autres, dans la régulation de l’humeur.

Dès lors, le griffonia put prendre ses marques en phytothérapie occidentale en tant que plante médicinale meilleur substitut aux neuroleptiques de synthèse.

Composition du griffonia

PARTIES UTILISÉES

Tous les éléments et parties (racine, tige, écorce, feuilles, fleurs et graines) sont utilisables en phytothérapie traditionnelle et locale, mais la meilleure concentration en 5-HTP se trouve dans les graines qui sont récoltées et exportées après séchage.

PRINCIPES ACTIFS

Cette plante contient du 5-hydroxy-tryptophane (5-HTP principe actif précurseur de la sérotonine). Les autres composants sont des vitamines, des antioxydants et sels minéraux :

alcaloïdes (hyrtioerectine B, 3-carboxy-6-hydroxy-β-carboline, hyrtiosulawesine, 5-hydroxyindole-3-carbaldehyde, 5-hydroxy-3-(2-hydroxyethyl) indole, trigonelline, 5-hydroxytryptamine, griffonine [1] Lectines (rhodamine).