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Le fonio : céréale sans gluten aux multiples bienfaits

Le fonio, céréale cultivée depuis des millénaires en Afrique de l’Ouest et longtemps considérée comme un aliment de pauvre, gagne les étals de nos magasins spécialisés. Sans gluten et riche en nutriments, il fait regorge de bienfaits.

La plus grande particularité du fonio est qu’il ne contient pas de gluten. Les gens avec la maladie coeliaque ou une allergie au blé peuvent donc en consommer. Le fonio contient moins de protéines que les autres céréales. Sa composition ressemble beaucoup au riz blanc.

En étant considéré comme un grain entier, on sait que ceux-ci ont des impacts positifs sur le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, de constipation, de surpoids et de certains types de cancer notamment colorectal. Ces effets sur la santé sont attribuables au contenu en nutriments des grains  entiers : antioxydants, fer, zinc, cuivre, magnésium, vitamines du complexe B et fibres.

De plus, le fonio est particulièrement riche en acides aminés méthionine et cystine qui fournissent du soufre et d’autres composés nécessaires à l’organisme pour un métabolisme normal surtout au niveau du foie.

Le fonio est réputé pour être plus riche en magnésium, zinc et manganèse que les autres céréales. Il est également significativement plus riche en thiamine (vitamine B1), riboflavine (vitamine B2), calcium, phosphore et fer que le riz blanc.

Riche en sels minéraux et en acides aminés, le fonio constitue une alternative alimentaire intéressante pour les intolérants au gluten.

Ses petits grains se préparent généralement sous forme de couscous ou de bouillie et accompagnent tous types de plats.

Riche en fibres, le fonio est très digeste. Aussi, il convient à l’alimentation des intestins fragiles, des enfants ou des personnes âgées. On le recommande également dans le cadre d’un régime amincissant. Proche du quinoa, le fonio fait montre d’une grande richesse nutritionnelle et constitue une source appréciable de magnésium, calcium, manganèse ou zinc.

Utilisation du fonio

Le fonio est utilisé dans les plats de tous les jours allant du petit-déjeuner au repas du soir. Il possède un goût de noix.

En grains, il est habituellement consommé sous forme de couscous ou en salades. Sous forme de farine, il est intégré dans les gâteaux, pains et beignets.

Réputée comme une céréale plutôt savoureuse, sa finesse et ses qualités gustatives en font un met de choix toujours servi lors de fêtes ou de cérémonies importantes en Afrique.

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Le Rooibos

Surnommé thé rouge pour la couleur qu’il dégage lors son infusion, le rooibos pousse exclusivement en Afrique du Sud et possède des vertus et des propriétés bénéfiques pour la santé, notamment en matière de lutte contre les allergies, les troubles du sommeil, l’eczéma ou encore les troubles gastro-intestinaux.

Propriétés médicinales du rooibos

UTILISATION INTERNE

  • Soulage les troubles gastro-intestinaux : coliques, troubles digestifs. Favorise le sommeil en luttant contre les insomnies.
  • Effet antioxydant : lutte contre le stress oxydatif, le cancer, les maladies dégénératives, le vieillissement cérébral, les risques cardio-vasculaires.

UTILISATION EXTERNE

Effet antioxydant : allergies cutanées, eczéma, érythème fessier

INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES USUELLES

Le rooibos est indiqué pour traiter les problèmes de digestion, notamment la diarrhée et les spasmes intestinaux, grâce aux ingrédients actifs et aux flavonoïdes qu’il contient et qui possèdent un effet calmant. Ces mêmes flavonoïdes ont un effet antioxydant grâce à la présence d’aspalathine et d’antioxydants nothofagins rares.

Les polyphénols piègent les radicaux libres, ce qui permet de lutter plus efficacement contre le cancer, les risques cardio-vasculaires et le vieillissement des cellules.

AUTRES INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES DÉMONTRÉES

Un des composants actifs du rooibos, le chrysoeriol, agit comme un bronchodilatateur, ce qui permet de réduire la tension artérielle. Ce même composant soulage également les personnes soumises à des spasmes.

En buvant de façon régulière des infusions à base de rooibos, on stimule la production de cytochrome P450, ce qui facilite la métabolisation des allergènes.

Cette plante médicinale est aussi indiquée pour protéger les globules rouges et le foie, tout en restaurant les capacités immunitaires.

En application directe, intégré au sein de produits de protection solaire et de lotion après-soleil, le rooibos protège la peau contre les effets néfastes de l’exposition aux rayons UV.

Utilisation et posologie du rooibos

DOSAGE

Le rooibos, en fins morceaux légèrement fermentés, se consomme de façon traditionnelle sous forme d’infusion.

– Le dosage envisageable est d’un sachet ou d’une cuillère à thé par tasse d’eau bouillante. La durée d’infusion est plus longue que pour l’infusion du thé de Ceylan, évaluée entre 7 et 10 minutes dans de l’eau chauffée à 100 °C.

La couleur rouge-brun qui en résulte correspond à sa dénomination populaire de thé rouge, même si le rooibos ne contient pas de théine. cette infusion peut être consommée chaude ou froide.

En Afrique du Sud, cette boisson nationale peut s’accompagner de lait et de sucre. Dans les pays occidentaux, on ajoute des saveurs fruitées (bergamote, cannelle, orange, amande, etc.) ou épicées (épices indiennes, gingembre , etc.).

Cette plante médicinale est également utilisée en application pour ses propriétés apaisantes et antiallergéniques. Riche en zinc, elle peut être un élément de base des écrans solaires et autres lotions après-soleil.

DES BIENFAITS RECONNUS

Plusieurs études médicinales ont démontré les bienfaits du rooibos, comme en 2003, avec les recherches menées par l’American Botanical Council. Ces dernières prouvent l’apport de flavonoïdes antioxydants dans la lutte contre le cancer en réduisant les transmissions intercellulaires, observation faite sur les rats.

En 2006, un groupe de chercheurs travaillant de concert en Allemagne, au Pakistan et au Canada, a démontré l’effet apaisant du rooibos sur les troubles gastro-intestinaux.

En 2008, des essais cliniques effectués in vivo sur des cailles nourries aux infusions de rooibos ont montré une diminution du processus d’éclatement des globules rouges (processus d’ hémolyse).

Au Japon, les chercheurs de l’université Showa ont fait le constat que la consommation régulière de rooibos améliore le statut allergique du patient en favorisant la métabolisation des allergènes.

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Les vertus du gingembre

Arthrose, maux de tête, troubles digestifs… Ce rhizome originaire d’Inde nous fait du bien de la tête aux pieds, ou presque.

UN VÉRITABLE ATOUT FORME

S’il a longtemps été considéré comme un puissant aphrodisiaque (ce qui n’a jamais pu être prouvé scientifiquement), c’est sans doute grâce à son effet stimulant sur la circulation sanguine (il est vasodilatateur), qui procure une douce sensation de chaleur corporelle : c’est d’ailleurs surtout un excellent aliment de l’hiver, en infusion avec du citron, de la cannelle ou de la cardamome et du miel, par exemple, pour se donner un coup de fouet !

Il est notamment considéré comme un excellent antifatigue (en période de convalescence par exemple), réduit le taux de sucre sanguin (glycémie) et soulage efficacement aussi bien la migraine que les rhumes et maux de gorge. En médecine chinoise, le gingembre a pour effet de « réchauffer » les glandes surrénales, qui sont au coeur des processus énergétiques en fabriquant du cortisol impliqué dans la forme et l’entrain général.

L’ALLIÉ DU SYSTÈME DIGESTIF

Les substances actives du gingembre sont également bénéfiques pour l’abdomen : elles facilitent la digestion (en stimulant certaines enzymes et la fabrication de la bile), luttent contre la constipation et les crampes abdominales, et réduisent les flatulences. De plus, ses vertus antinausées et antivomissements ont été validées par bon nombre d’études médicales. Cette action s’exerce contre les nausées matinales de la femme enceinte, mais également contre le mal des transports et surtout, contre les violentes nausées provoquées par certains traitements de chimiothérapie du cancer, et qui empêchent parfois le patient de se nourrir correctement.

UN ANTI-INFLAMMATOIRE HORS PAIR

Les gingérols présents dans le rhizome (qui lui donnent cette odeur piquante caractéristique et possèdent des vertus antioxydantes) ont un effet anti-inflammatoire puissant, comparable à celui des médicaments de dernière génération que sont les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Depuis une vingtaine d’années, plusieurs études scientifiques ont notamment montré que le gingembre permettait réellement de diminuer les douleurs d’arthrose ou d’arthrite rhumatoïde et ce, sans effets secondaires désagréables, à condition de le consommer régulièrement. Le gingembre exercerait également un effet anti-inflammatoire sur l’intestin.

SES ATOUTS SANTÉ

• Antioxydant (comme beaucoup d’épices), il lutte contre les radicaux libres… et cette activité persiste, et même s’accroît, après cuisson !

• Digestif, le gingembre est l’atout des ventres en pleine forme (et plats !), et calme efficacement les nausées. Il est une aide douce et quotidienne contre la constipation.

• Coup de fouet. Glissez du gingembre frais dans vos boissons et infusions. L’effet est immédiat !

• Anti-inflammatoire, il lutte contre les douleurs d’arthrose et d’arthrite rhumatoïde

• Anticancer, si ses vertus ne sont pas démontrées chez l’homme, elles l’ont été en laboratoire et laissent présager de nouvelles thérapies.

COMMENT LE CONSOMMER ?

On peut choisir la racine fraîche (si possible bio), la peler puis la râper finement (dans le sens des fibres) avant de l’utiliser telle quelle dans une salade (sucrée ou salée), de la faire infuser (5 minutes) dans de l’eau chaude (avec du miel), ou de la glisser dans un plat. L’astuce ? Râper une grosse racine et la stocker au congélateur dans un petit sac : pratique pour en avoir toujours sous la main.

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Les vertus médicales du Cannabis

De nombreuses études se sont penchées sur l’efficacité du cannabis thérapeutique et de ses composés, dont le THC.

1. Le cannabis préviendrait les crises d’épilepsie

Une étude de 2003 sur des rats a montré que le cannabis pouvait prévenir les crises d’épilepsie. Des composés du cannabis seraient anti-convulsifs.

2. Le cannabis stimule l’appétit

En France, le dronabinol est un médicament autorisé pour lutter contre les anorexies liées au Sida. Le dronabinol contient du delta-9-tétrahydrocannabinol (THC), un psychotrope du cannabis. La molécule se fixe sur un récepteur cannabinoïde, ce qui augmente l’appétit.

3. Du cannabis contre les effets secondaires des chimiothérapies

Le même médicament (le dronabinol) est prescrit en France pour limiter des effets secondaires des traitements anticancers, à savoir les nausées et vomissements liés aux chimiothérapies. Le THC diminue les vomissements en se liant aux récepteurs cannabinoïdes de type CB1.

Le cannabinol (CBN) est une molécule psychoactive présente dans le cannabis, tout comme le THC ou le cannabidiol (CBD).

4. Le cannabis serait utile contre la dépression

D’après une étude de 2015 de l’université de Buffalo, des composés présents dans le cannabis pourraient aider à stabiliser l’humeur et lutter contre la dépression.

5. Du cannabis pour lutter contre les douleurs chroniques

En janvier 2017, l’académie nationale de sciences, d’ingénierie et de médecine des États-Unis a publié un rapport sur les utilisations thérapeutiques du cannabis. Pour les auteurs, il existe des preuves substantielles de l’efficacité du cannabis médical pour traiter les douleurs chroniques de l’adulte.

6. Du cannabis contre les tremblements de la maladie de Parkinson

Une recherche israélienne a montré que le cannabis réduit la douleur et les tremblements de patients souffrant de la maladie de Parkinson. Ruth Djaldetti, de l’université de Tel Aviv, a expliqué dans Medpage Today : « Je recommanderais l’utilisation de la marijuana à mes patients en dernier recours, si rien d’autre ne fonctionnait pour eux ou s’ils avaient de la douleur ».

7. Le cannabis limiterait la progression de la maladie d’Alzheimer

Une étude de l’institut de recherche Scripps a suggéré que le cannabis réduisait la progression de la maladie d’Alzheimer. En effet, le THC, présent dans le cannabis, limiterait la formation des plaques amyloïdes dans le cerveau en inhibant une enzyme responsable de leur formation. Ces plaques amyloïdes sont liées aux symptômes des patients et à la destruction de neurones.

8. Le cannabis, efficace contre les douleurs de la sclérose en plaques ?

Le cannabis soulagerait les douleurs liées à la sclérose en plaques (SEP). Une recherche parue en 2012 a étudié 30 patients qui souffraient de contractions musculaires douloureuses liées à la SEP. Alors que ces personnes ne répondaient pas à d’autres traitements, leur douleur a été soulagée avec du cannabis. Le cannabis réduirait la spasticité musculaire dans la SEP.

9. Le cannabis serait utile contre le glaucome

Le cannabis permettrait de réduire la pression intraoculaire dans les cas de glaucome. Dans un petit essai clinique, deux heures après l’administration de composés du cannabis par voie buccale, la pression intraoculaire avait baissé.

10. Le cannabis aurait des propriétés anticancers

Le cannabidiol (CBD) limiterait la progression du cancer en inhibant l’expression du gène Id-1 dans des cellules du cancer du sein. Après un traitement au cannabidiol, ces cellules cancéreuses semblaient moins agressives (recherche parue en 2007).

  • Le cannabis contient différentes molécules psychoactives comme le THC, le cannabidiol, le cannabinol…
  • Le cannabis thérapeutique ou médical est autorisé dans de plus en plus de pays.
  • Les propriétés antidouleur du cannabis ont été démontrées, ainsi que sa capacité à stimuler l’appétit ou à réduire les effets secondaires liés aux chimiothérapies.